Le Science Symposium Energies intelligentes raconté par Marie Reulier

Les 9 et 10 mars derniers a eu lieu la première conférence scientifique à l’occasion des 150 ans de BASF à Ludwigshafen. Des chercheurs et scientifiques du monde entier se sont réunis pour échanger sur les énergies que nous consommons chaque jour et apporter leurs visions sur le futur des énergies intelligentes.

Au cours de son accueil, Kurt Bock nous a invités à co-créer, un clin d’œil au programme Creator Space™ online mis en place pour célébrer de manière créative cette 150ème année.

Pendant, ces deux jours tout a été mis en place pour faire émerger de nouvelles idées, notamment grâce aux Think Cells, Co-think to Co-create. Le but : réunir des personnes de différents horizons pour dialoguer pendant 45 minutes sur des challenges importants tels que la gestion de la pollution, des infrastructures et l’accès à l’eau potable dans les méga-villes ou bien comment trouver de nouvelles façons de communiquer dans un réseau mondial ? 

Au-delà des enjeux technologiques, d’autres thématiques comme « Comment rendre plus fructueuses les relations entre l’académie et l’industrie ? » ou encore « Comment identifier l’excellence scientifique ? » ont été abordées.

Etant doctorante, j’ai trouvé l’idée intéressante de participer à la Think Cell traitant des relations entre l’académie et l’industrie. J’ai pu me rendre compte des différences qu’ils pouvaient y avoir entre chercheurs européens et américains. Ces derniers avaient des difficultés à concevoir qu’une relation de confiance pouvait être un point clé dans l’établissement d’un partenariat. Je déplore que ce dialogue, contrairement à celui des méga-villes auquel j’ai également assisté, n’ait pas réellement été constructif.

En parallèle six sessions ont été proposées par différents chercheurs. L’occasion pour nous d’en apprendre plus sur les dernières avancées en termes de stockage de l’énergie ou, bien sûr, le rôle de la chimie dans le domaine de l’électromobilité.

Même au cours de la soirée de gala, BASF aura veillé à aiguiser notre curiosité en nous proposant par exemple de nous photographier en utilisant la thermographie infra-rouge, des massages shiatsu (après une journée de conférences, je n’ai pas su dire non !) ou une balade en vélo productive… et nous avons eu un avant-goût de nos richesses culinaires européennes.

Toutes les clés nous ont été données pendant 48h pour explorer de manière différente les enjeux de demain auxquels va faire face la chimie. J’ai vraiment apprécié ces deux jours passé à Ludwigshafen, j’ai pu rencontrer des étudiants de différents laboratoires avec qui j’ai passé de très bons moments, assister à des conférences de grands-professeurs et participer à des débats qui me font dire que oui de grands challenges nous attendent dans le secteur de l’énergie, mais n’ayons pas peur et mettons-nous à l’ouvrage.

Marie Reulier, Doctorante à l’ ICPEES de l’Université de Strasbourg

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