Comment améliorer la mobilité urbaine sans nuire à l’environnement ? #CSO32

Peut-on imaginer le tout électrique (voiture, véhicules utilitaires etc) en ville?

Alors que l'on nous explique que la solution pour la fin de la pollution en ville est le tout electrique, est-ce vraiment une solution, peut on vraiment l'envisager rapidement? Les batteries nous permettront-elles une mobilité telle que les carburants fossiles nous le permettent aujourd'hui ou devrons nous limiter l'électrique à une mobilité urbaine? Le lien ci-dessous est un reportage sur l'état du sujet en France. J'avoue être mitigée sur le sujet: je veux bien entendu respirer en ville et penser à notre avenir énergétique mais finalement ne devons nous pas trouver d'autres solutions que l'électrique?

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/envoye-special/voitures-electriques-un-produit-d-avenir_817439.html

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  • il y a 2 ans

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  1. Comme vous, je suis sceptique. D'une part, parce que pour l'instant, les véhicules électriques ont une autonomie limitée et que d'autre part, pour produire de l'électricité à grande échelle, pour l'instant, en France, on utilise les centrales.

    Quant à l'utilisation des transports en commun n'est pas aisée pour chacun pour non en raison d'une multitude de facteurs : les transports sont bondés, les horaires ne convenant pas, le temps des trajets. Et puis, il faut reconnaître également que nous apprécions notre confort dans notre véhicule.

    • il y a 10 mois
  2. Je reviens d'une semaine dans les Vosges. J'ai fait 600km en voiture électrique sur place, loin de ma ville. Alors pourquoi ne pourrait-on pas se satisfaire d'une voiture électrique en ville ? Lorsque que je suis passé à l'électrique j'ai gardé mon diesel pendant 10 mois pour le cas où, j'ai fini par le vendre car je ne voulais vraiment plus m'en servir.

    • il y a 2 ans
  3. Lorsque nous parlons du » tout » véhicules électriques ne déplaçons-nous en le problème ? Effectivement durant la période d’utlisation le véhicule électrique est imbattable en termes d’émissions et plus globalement d’impact environnemental, mais si nous élargissons la fenêtre le bénéfice n’est plus aussi évident. En effet jusqu’à preuve du contraire l’électricité doit être produite et se stocke très mal. En France elle est majoritairement produite par l’énergie nucléaire, (ne déplaçons nous pas le problème sur les générations futures avec la gestion des déchets ?), d’un autre côté des centrales thermiques fonctionnant au charbon ne le sont pas plus, sauf que l’émission de CO2 se fait loin des centres urbains. A l’autre bout de la chaine des questions peuvent également se poser, qu’en est-il de la « recyclabilité » des batteries. Tout cela pour dire qu’une solution uniquement basée sur l’électrique ne résout que partiellement les problématiques environnementales, il sera nécessaire d’imaginer des moyens plus variés si nous souhaitons une réelle rupture.

    • il y a 2 ans
    1. "qu’une solution uniquement basée sur l’électrique ne résout que partiellement les problématiques environnementales" : le gaz est un progrès écologique par rapport au charbon et au pétrole. Le nucléaire est un progrès par rapport au gaz, l'électricité durable (hydraulique, éolien, solaire,...) est un progrès par rapport au nucléaire. Pourquoi refuser le progrès ?

      • il y a 2 ans
  4. Il y a différents aspects: 1- d'abord les dégagements de C02: en France, il est clair que l'electrique est un façon de limiter les dégagements de CO2 (nucléaire) ce qui n'est pas forcément le cas dans tous les pays puisque cela dépend de la façon de produire l'électricité (en Allemagne par ex, le bilan n'est pas forcément favorable). C'est donc au cas par cas. Par ailleurs, la voiture électrique permet de profiter d'un éventuel développement d'électricité propre dans le futur, alors qu'avec les voitures à énergie fossile, la question ne pose pas et les choses sont assez bloquées.. avec le risque climatique qu'on connaît. L'électricité me paraît donc une solution permettant d'accompagner de façon plus souple la transition vers des énergies propres. Mais je le répète, le VE permet de s'appuyer sur l'existant (nuéclaire en France) pour commencer à réduire les émissions de CO2 sans attendre plus longtemps ce qui n'est pas négligeable du tout!. 2- En ce qui concerne le coté "pratique" du véhicule, il est clair que la clientèle cible est relativement limitée actuellement, mais les développements en cours pourraient changer les choses (Renault promet par ex une Zoé à autonomie doublée pour 2017, sans parler des prolongateurs d'autonomie, hybrides rechargeables, deploiement des bornes rapides, etc... Il est raisonnable de penser qu'à relativement court terme, l'ensemble de ces solutions réunies impacte le marché de façon très perceptible. 3- En ce qui concerne l'aspect environnemental lors de l'exploitation, il faudrait déterminer plus précisément si les dégâts relatés dans l'émission sont dûs à des normes non respectées (comme c'est mentionné), ou si le problème est plus profond. De plus, la question n'est pas de savoir si c'est parfait mais plutôt de savoir si c'est un moindre mal ou pas par rapport à l'existant (tout pétrole). La comparaison reste donc à étudier. Il va sans dire que je ne suis un expert sur aucun des 3 points mentionnés ici... E. Vernet

    • il y a 2 ans